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14/03/2010

Fin du Paris-Nice : le très bon comportement sportif gâché par une malchance incroyable

Thierry Bricaud comme Yvon Madiot étaient accablés dimanche après-midi sur la Promenade des Anglais. Le très bon comportement sportif de leurs coureurs dans Paris-Nice a été gâché par une malchance incroyable.

Paris-Nice : il était temps que ça s'arrête !
CYCLISME - PARIS/NICE - le mevel (christophe) - (fra)
"Je suis bien content que ça se termine, il était même temps que ça s'arrête !" Au cours de la semaine, tous les coureurs du Trèfle sont tombés au moins une fois.
Après la chute d'Arnaud Gérard samedi l'écartant des pelotons pour plusieurs semaines, Christophe Le Mével s'est fait une frayeur majeure dimanche dans le final de la dernière étape qui promettait de le situer à la douzième place du classement final.
"Dans la descente du col d'Eze, raconte-t-il lui même, je venais d'attaquer avec Samuel Sanchez et au moment où le peloton nous a rejoints, je me suis retourné pour évaluer la situation. Samuel Sanchez est passé très près de moi, je ne l'ai pas vu, et j'ai heurté sa roue arrière. Le compteur affichait 70 km/h !"
Après une glissage laissant son corps brûlé, Christophe a heurté la bordure du trottoir violemment et est resté sonné de longues minutes. Il a néanmoins franchi la ligne d'arrivée à 8 minutes du vainqueur.
"C'est quand même rageant de tout perdre comme ça, dit-il, mais cela aurait pu être très grave. Je m'en sors vraiment bien. Ce soir, j'ai rendu visite à Arnaud Gérard, opéré ce matin à l'hôpital de Nice. Moi au moins, je ne me suis rien cassé. L'équipe ne méritait pas un tel scénario. Nous sommes tous tombés au moins une fois. En début d'étape, ce dimanche, Michaël Chérel a été pris dans une grosse chute. Il doit passer des radios lundi mais il faut craindre la fracture d'une côte !"
Ainsi donc il n'est question que de malchance et cela fait oublier en partie une course magnifique des leaders, non moins efficace des équipiers sans que cela se traduise par leur classement final. Tout juste peut-on retenir que la Française des Jeux a fini à la onzième place du classement par équipes.
 
 
 
Arnaud Gérard opéré d'une fracture du trochanter
Toute l'équipe de la Française des Jeux, engagée dans Paris-Nice et Tirreno-Adriatico, était triste samedi soir après avoir appris la gravité de la blessure d'Arnaud Gérard après une chute dans le final de la sixième étape de Paris-Nice. Arnaud a été opéré d'une fracture du trochanter et devra observer un repos d'un mois.
"Arnaud a chuté dans la traversée de Vence, au moment où Christophe Le Mével a cassé les deux roues de son vélo dans un nid de poule, explique Thierry Bricaud. Il s'est relevé mais a constaté lui-même qu'il ne parvenait pas à remettre son pied droit. J'ai immédiatement compris..."
Transporté à l'hôpital de Nice, Arnaud qui a effectué un travail énorme pour ses leaders depuis le départ de Monfort l'Amaury, a été opéré dimanche matin à 8 heures et le chirurgien venu voir Thierry Bricaud au départ de la dernière étape à Nice, a admis que sa blessure est plus compliquée que prévue. Il y a bien une fracture du trochanter gauche mais aussi une fissure du fémur.
"Le médecin nous a dit que l'opération s'est bien passée, affirme Thierry, et Arnaud va pouvoir entamer rapidement sa rééducation, pouvoir assez vite faire du home trainer. Si tout se passe bien, il pourra revenir à la compétition au mois de mai." Allez courage Arnaud, tout le monde est derrière toi...
 
 
 
 
Tirreno-Adriatico : Benoît Vaugrenard deuxième du classement général
Heureusement, un peu de bonheur est venu d'Italie samedi avec la deuxième place de Benoît Vaugrenard dans une étape de Tirreno-Adriatico gagnée par Michele Scarponi (Androni Giocatelli) au sommet d'une rampe de cinq kilomètres.
"C'est la confirmation, estime Martial Gayant, que Benoît a franchi un cap. Il a joué la gagne dans une course de 243 kilomètres et a battu des coureurs tels que Cadel Evans ou Vincenzo Nibali. Ce n'est pas rien."
Deuxième du classement général, Benoît Vaugrenard a beaucoup souffert dans la cinquième étape dimanche présentant un col très difficile à 50 kilomètres de l'arrivée. Il a franchi le sommet derrière un premier peloton de 40 coureurs et n'a jamais pu effectuer la jonction. Cela ne doit surtout pas remettre en cause ses chances réelles dans les classiques ardennaises, son grand objectif.